Les produits cosmétiques sont souvent décriés car ils utilisent des matières premières non respectueuses de l’environnement.  Cependant encore au XXIème siècle les industriels qui fabriquent ses produits ne sont que peu sensibilisés à la question de l’impact généré par eux. Pourtant, nombres de conférences mondiales et réunions nationales nous préviennent des dangers liés à leur utilisation. L’une des pistes serait de mettre en place des campagnes de sensibilisation et de prévention pour inciter à une consommation responsable en matière d’utilisation des produits cosmétiques.

L’économie Européenne des produits cosmétiques

Les ventes de produits cosmétiques dans le monde représente environ 130 milliards d’euros dont près de 80 milliards rien que pour l’Union Européenne. La France est le premier vendeur de produits cosmétique en Europe avec près de 25 milliards d’euros. Ce chiffre ne cesse de progresser d’année en année. En outre, c’est le quatrième secteur économie de l’hexagone et l’entreprise leader sur ce marché est L’Oréal.

Les produits cosmétiques biologiques et naturels gagnent du terrain

L’agriculture biologique à le vent en poupe et permet à l’industrie des cosmétiques de proposer des produits plus sains contenant moins de substances toxiques. En effet, les produits cosmétiques biologiques sont issus de plantes où de fruits pour fabriquer des huiles par exemple les huiles essentielles, les savons, les crèmes et produits hygiènes, parfums etc.

Ces produits cosmétiques biologiques ne contiennent peu où pas de substances toxiques telles que les parabènes qui sont des perturbateurs endocriniens (où déséquilibrants hormonaux). La Méthylisothiazolinone est également trouvée dans les produits cosmétiques est s’avère être un puissant allergène. Les sulfates peuvent être également présents et sont très irritants pour la peau.

Le seul revers de ces produits cosmétiques naturels est leur prix qui est plus cher que les produits cosmétiques non biologiques. Ces derniers sont légions et viennent du monde entier notamment des pays émergeant qui ne sont pas exempte de reproche quant à l’utilisation de substances toxiques. En effet, fabriquer des produits cosmétiques en utilisant des substances toxiques revient nettement moins cher que de produire des produits biologiques. Aussi sur un marché aussi concurrentiel que les produits cosmétiques, des pays n’hésitent pas pour gonfler leurs marges en utilisant des produits toxiques.

Les tentatives de la Commission Européenne pour faire respecter les bonnes pratiques

 En outre ses dits pays n’hésitent pas à recourir à l’expérimentation animale pour tester leurs produits. En Europe une directive européenne 76/768/CEE vise à interdire aux industriels du secteur des cosmétiques l’expérimentation animale pour tester leurs produits où les ingrédients de leurs produits. Cette directive date de l’année 2013 mais elle est presque vidée de son sens car c’est à chaque état de l’Union européenne de vérifier si des expérimentations animales ont lieu sur des produits cosmétiques.

Par ailleurs, comme nous l’avons vu précédemment les substances toxiques contenus dans les produits cosmétiques sont rejetées et impacte l’environnement. En effet, ces substances s’éliminent très mal au niveau des eaux usées et nombre de fabricants doivent veiller aux bons traitements de ces dites eaux. L’écosystème s’en trouve perturbé tel la faune et la flore. En exemple les perturbateurs endocriniens sont responsables de la reproduction perturbée des poissons. Les microbilles de plastique issues de ces mêmes produits sont porteuses également d’un déséquilibre concernant les sols marins, les plantons, les coraux et autres sources végétales marines.

C’est un véritable enjeu de santé publique qui est devant nous même si les industriels font des efforts pour limiter la propagation de ses substances. Il convient de veiller à ce que le monde entier adopte des bons comportements.

C’est une charte mondiale de ces bons comportements qu’il faudrait signer en matière de fabrication des produits cosmétiques tant d’un point de vue des risques pour la santé humaine qu’environnementale.

Néanmoins, des sommes colossales sont générées par cette puissante industrie qui se chiffre en milliards d’euros.  De puissants lobbies cherchent à retarder les directives européennes où mondiales en la matière et le secteur de la beauté et du bien être connais un succès croissant aussi bien chez les femmes que les hommes. Au niveau social également, il est de bon ton de pouvoir s’offrir des produits cosmétiques haut de gamme qui respectent l’environnement. Pourtant, il n’en reste pas moins que tout le monde utilisent ses produits et que l’accessibilité de ceux-ci à des prix élevés n’est réservé qu’à un nombre limité de personne sur la masse de gens qui acquièrent ses produits.

Dès lors, un double combat est à mener. Il faut non seulement informer les populations sur les dangers impactant tout son écosystème. Mais aussi forcer où du moins amener les fabricants, les fournisseurs, les distributeurs de ces produits cosmétiques à respecter non seulement la santé humaine mais aussi la santé environnementale.

Notre monde dépend des ressources naturelles dont nous faisons parfois voir souvent un mauvais usage au nom de la rentabilité. L’eau notamment est certainement l’un de nos biens les plus précieux et déverser des produits nocifs dans celle-ci n’est sans doute pas la meilleure manière de conserver cette ressource qui est loin d’être inépuisable. Le développement des produits cosmétiques biologiques et naturels va dans le bon sens. Cependant il ne faudrait pas que cet épisode vertueux ne soit qu’un effet de mode car nous disposons que d’une planète et que ces richesses se sont pas éternelles.

Sweet Sun Nah