Moustiques, taons, aoûtats, guêpes, frelons, abeilles… autant d’insectes dont les piqûres sont redoutées en été, notamment par les personnes fragiles ou allergiques. Quelques précautions élémentaires peuvent réduire les risques de piqûre, et si la bestiole a déjà fait des siennes, des solutions simples et naturelles existent pour apaiser la douleur et les démangeaisons.

Prudence et prévention avant tout

Le premier conseil est bien évidemment la prudence : regardez bien où vous mettez les mains et où vous vous asseyez, et si une abeille, une guêpe ou un frelon vient bourdonner à vos oreilles, surtout, ne paniquez pas : si vous vous agitez ou essayez d’éliminer l’insecte, il risque de se sentir attaqué, et a alors toutes les chances de vous piquer. N’oubliez pas que ces insectes ne piquent que pour se défendre.

Pour les taons, les aoûtats, les tiques et les moustiques, il en va tout autrement : ces insectes et acariens suceurs de sang piquent pour se nourrir. Pour éviter les piqûres, pensez d’abord à la barrière physique : porter un pantalon plutôt qu’un short, des chaussettes pour protéger les chevilles, ainsi que des manches longues constituent la plus efficace des protections, notamment à la tombée de la nuit (moustiques) ou au contact de la végétation (aoûtats, tiques…).

Tenez les insectes à distance

Outre ces précautions élémentaires, éviter d’attirer les insectes : sachez que le parfum (surtout s’il a des senteurs fleuries ou sucrées) les attire souvent, de même que les vêtements de couleur claire (jaune, blanc…). Les moustiques sont également attirés par la lumière : après la tombée de la nuit, fermez les fenêtres des pièces éclairées.

Vous pouvez aussi jouer la carte des répulsifs naturels : ceux-ci sont particulièrement efficaces sur les moustiques. En extérieur, vous pouvez appliquer sur les zones corporelles exposées une lotion anti-moustique, à base d’huiles essentielles, ou porter un bracelet répulsif, qui offre l’avantage d’être efficace durant 2 ou 3 semaines. Enfin, il est possible d’utiliser des huiles essentielles à appliquer directement sur la peau, à raison d’une goutte d’huile essentielle diluée dans une goutte d’huile végétale : HE de géranium rosat, de citronnelle de Java, de basilic, d’eucalyptus citronné, de romarin à camphre…

Si vous êtes à l’intérieur, vous pouvez opter pour ces mêmes huiles essentielles, en diffusion dans l’air, ou pour une bougie parfumée anti-moustiques (il est toutefois assez difficile de trouver des bougies répulsives efficaces, à base de substances naturelles non nocives pour l’homme).

Premiers gestes en cas de piqûre

Une piqûre d’insecte occasionne d’abord une douleur plus ou moins vive selon l’insecte responsable et selon la quantité de venin injectée. La peau devient rapidement rouge et enflée, sous l’effet de la réaction inflammatoire, et des démangeaisons peuvent apparaître et durer plusieurs jours.

Le premier geste consiste à retirer le dard, s’il y a lieu, à l’aide d’une pince à épiler ou en grattant légèrement. Pour apaiser la douleur, appliquez sans attendre de la glace ou de l’eau très froide, en encore du vinaigre. La pierre d’alun est également réputée pour ses propriétés calmantes ; elle a en outre l’avantage de réduire l’inflammation. Les huiles essentielles sont ici encore vos alliées : l’HE de citronnelle, de lavande aspic, de citron, de clou de girofle, de cannelle de Ceylan ou de basilic sont utiles pour calmer la douleur, désinfecter la piqûre et apaiser les démangeaisons. Ces 3 dernières huiles essentielles étant dermocaustiques, il est nécessaire de les diluer dans un peu d’huile végétale (idéalement, millepertuis ou calendula, pour leurs propriétés apaisantes et réparatrices) avant de les appliquer sur la peau.

Précautions particulières

Attention, pour les bébés, les jeunes enfants et les femmes enceintes, il est indispensable de choisir des produits adaptés, et d’éviter l’utilisation d’huiles essentielles.

Certaines piqûres peuvent être graves, et nécessitent une prise en charge médicale rapide (prise immédiate d’antihistaminique ou de corticoïdes, et secours médical d’urgence) :

– En cas de piqûres multiples (piqûres de frelons notamment, mais aussi de guêpes et d’abeilles) ;

– En cas de piqûre dans une zone « à risque » comme l’intérieur de la bouche, la gorge, les yeux ;

– En cas d’allergie grave (ou réaction anaphylactique) consécutive à la piqûre, dont les symptômes sont une sensation de malaise, des difficultés respiratoires et une transpiration abondante.